Des turbos de moteurs diesel qui rendent l’âme, des réparations qui se chiffrent en milliers de dinars, un impact direct sur les relations avec les clients, les concessionnaires en ont assez.
Accusé : le gas oil. Enquête conjointe avec
Le Temps Auto. Pour y voir plus clair. |

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Ils sont tous d’accord. La qualité du diesel est mauvaise. Aux dires de nombreux concessionnaires, la situation est tellement critique que les maisons mères qu’ils représentent refusent de commercialiser certaines voitures roulant au diesel sur le marché Tunisien, pour ne pas nuire à leur image de marque.
Les chiffres donnés par M.Ghozi du service des mines sont significatifs. Pour les véhicules particuliers, la demande a chuté de 28% entre 2002 et 2003, pour passer de 7 388 à 5 737 voitures. Cette baisse a été confirmée entre 2003 et 2004.
Bilan : - 6% avec 5 410 unités vendues.
Le constat vaudrait encore pour l’année 2005. Une tendance contraire à tous les chiffres de la planète auto.
Les moteurs modernes sont plus fragiles
Plus performants, plus silencieux, moins polluants mais plus fragiles, les moteurs diesel récents sont très sensibles à l’eau et au concentrations de soufre des carburants, d’où l’inquiétude extrême des concessionnaires Tunisiens.
Unanimes, ils tirent la sonnette d’alarme car les pannes et les réclamations, trop nombreuses, les pénalisent sur tous les plans : ventes et relations avec les clients notamment. Des clients peu connaisseurs, qui voient leurs pompes à injection claquer après moins de 30 000 km, des signaux d’alerte qui s’affichent sur les tableaux de bord car le filtre à particules a détecté des impuretés.
Réflexe normal, ils s’adressent aux concessionnaires et mettent en cause la qualité des voitures, quelles que soient les marques.
C’est l’incompréhension totale.
Les concessionnaires excédés témoignent aujourd’hui pour que la situation change. |