Le Salon «Auto +», qui se tiendra à la CIFCO (La Charguia - Tunis) du 30 novembre au 3 décembre prochain, sera l’illustration de l’importance qu’a pris le secteur des composants automobiles au sein de l’économie tunisienne.
Ce Salon international qui réunira pas moins de 40 exposants locaux et étrangers reflète clairement l’expansion enregistrée ces dernières années.
Un secteur promis à devenir le fer de lance de l’industrie tunisienne.
Des chiffres
très édifiants
Un rapport concocté par le centre des études et de pros-pective industrielle de l’API (Agence de promotion de l’industrie) démontre l’ampleur de l’évolution réalisée dans ce secteur.
D’après ce rapport, la production de la branche constituée de 175 entreprises est passée de 523 millions de dinars en 1998 à 1200 millions de dinars en enregistrant un taux de croissance annuel estimé à 18%.
Cette production ne s’est pas contentée de satisfaire les besoins du marché local. Elle s’est tournée principalement vers le marché européen (en grignotant 6% de parts de marché en 2004) et ce, en renforçant les échanges effectués avec le vieux continent.
Exportation : Une croissance annuelle de 19% entre 1999 et 2003.
Ces échanges se sont caractérisés par une couverture totale des importations par les exportations (environ 130% en 2003). Ce résultat est largement expliqué par la rentabilité maximale du secteur «faisceaux de câbles».
Parallèlement à la production, les exportations ont logiquement grimpé de 405 millions de dinars à 807 millions de dinars en réalisant une croissance annuelle de 19% entre 1999 et 2003.
Les partenaires privilégiés de la Tunisie sont la France avec 40% des exportations, suivie par l’Allemagne avec 27% puis l’Italie avec 12%.
Parallèlement, les importations n’ont cru qu’à raison de 8% par an durant la même période. Les meilleurs «clients» de la Tunisie sont ses plus grands fournisseurs puisque, une fois de plus, il s’agit de la France suivie par l’Allemagne et l’Italie.
A terme, les entreprises tunisiennes comptent être présentes sur tous les fronts, en répondant à la demande des marchés les plus porteurs, notamment, le marché des pièces d’usure.
Un marché sur lequel les entreprises tunisiennes sont bien situées. Elles proposent des produits compétitifs répondant aux normes internationales. Le marché des pièces durables n’est pas en reste.
Les demandes pour ces articles sont en forte hausse, surtout concernant les accessoires en plastique, les accessoires d’intérieur ou encore les pièces en caoutchouc.
Des emplois par
dizaines de milliers
Le secteur des composants automobiles a le mérite d’assurer des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects (32.700 employés au sein de 175 entreprises de 10 personnes ou plus).
Ce chiffre est intéressant dans la mesure où cinq années plutôt, seuls 16.000 employés travaillaient pour le compte de 124 entreprises.
Un terrain propice
Plus d’une trentaine d’entreprises sont totalement exportatrices et certains des plus grands équipementiers automobiles du monde dont le géant américain Delphi, Valéo, et UTA entre autres, ont choisi la Tunisie pour installer leurs usines. Un choix pas du tout hasardeux.
Notre pays est devenu une destination de choix pour toutes ces firmes intéressées par une main d’œuvre éduquée et disponible à des salaires réels faibles et stables. Mais aussi par des ingénieurs qualifiés, assurant un bon encadrement de la production. Sans oublier diverses incitations fiscales accordées par le gouvernement aux sociétés off-shore.
En guise de conclusion, le bureau ECORYS résume : "La compétitivité internationale de la Tunisie est prouvée dans certains créneaux des composantes automobiles : les faisceaux de câbles ont la plus grande rentabilité. Ils sont suivis par les composants en caoutchouc, les amortisseurs et les filtres."
L’avenir semble être des plus ouverts. |