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| Dossier de la semaine réalisé pour LE TEMPS AUTO |
| Visites techniques |
Encore trop
d'interventions
et de magouilles |
Toutes les voitures âgées de plus de trois ans doivent passer un contrôle technique. Malgré de sérieux progrès, 15% des certificats sont encore falsifiés. Et beaucoup d’automobilistes roulent sans aucun certificat.
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Des voitures pourries circulent.
Comment font-elles pour éviter les mailles du filet ? |
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Une enquête de
<www.Global-Auto.biz> |
| Alors que nous rencontrons régulièrement des portes fermées dans nos enquêtes, celles de l’ATTT (Agence Technique des Transports Terrestres) |
et celles des Centres que nous avons visités étaient grandes ouvertes.
Un vrai signe de confiance, comme pour dire « Venez voir, nous n’avons rien à cacher ».
Nous avons tous entendu des histoires vécues ou des rumeurs sur les Centres de visite technique. Résultat : le contrôle technique est un ogre qu’il faut affronter par tous les moyens.
Mauvaise réputation justifiée ?
Aux dires des responsables et des automobilistes interrogés, vraisemblablement oui. Des magouilles, des interventions, des fraudes. Une perception restée, à nos jours, ancrée dans la mentalité de l’automobiliste. Les calomnies colportées sur les techniciens et responsables sont légions. Beaucoup se sentent lésés. Les raisons diffèrent, mais toutes ont la même signification.
Qui ne s’est jamais posé la question ? : “Pourquoi ma voiture est recalée alors que certains arrivent à obtenir leur certificat avec une voiture présentant des défauts majeurs ?” Est-ce un pêché de ne pas connaître un chef de centre ou un technicien ?
L’administration relativise même si elle reconnait que les interventions existent. "Les interventions se font dans un cadre "humain" ... Mais, précise t-elle, cela ne dépasse jamais les limites du tolérable", sous entendu celles qui n’influent pas sur la sécurité,
A qui profite cette clémence ? «A tous ceux qui la demandent», nous a-t-on répondu. Un discours qui valide une situation malsaine : les automobilistes ne sont pas égaux dans les arcanes du contrôle technique |
Dossier réalisé
par Selim Slimi |
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Ambulance
Au dessus des lois |
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La carte grise d’une ambulance qui aurait dû subir
6 contrôles techniques. Et qui roule en toute impunité. |
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Visite au centre de Ben Arous. Soudain, un employé entre dans le bureau avec une chemise pleine de papiers. Il s’agit de cartes grises retirées grâce aux visites occasionnelles.
« C’est un système que nous avons mis en place pour lutter contre la falsification des certificats de visite et pour réduire le nombre de véhicules circulant sans contrôle technique» explique le directeur Lotfi Bakouchi. Un exemple ? "Voici le cas d'une ambulance appartenant à un centre hospitalier à Ben Arous mise en circulation en 1999. Elle n’a jamais passé le moindre contrôle technique.
Depuis 2002, ce véhicule aurait du subir six contrôles. Il en a rien été.»
Pourquoi ? Réponse du directeur : «Il nous a demandé de le laisser partir, c’est une ambulance et elle offre des services humains.»
Ce véhicule est la propriété du Ministère de la Santé publique qui consacre un budget aux réparations et au contrôle de son arsenal de véhicules. Où est parti l’argent destiné à entretenir et à contrôler cette ambulance ? Mystère.
Ce qui semble sûr, c’est que ce véhicule publique serait loin d’être un cas unique. |
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