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| Les pilotes tunisiens |
| Slim Ghazaï : un vrai mordu |
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29/03/2006 Il est prothésiste dentaire de profession. Une quarantaine d’années, et une passion pour l’automobile qu’il cultive depuis son plus jeune age. Seul et unique envie : rouler et prendre du plaisir. Un plaisir souvent très coûteux.
Slim Ghazaï participera au deuxième Rallye de Tunisie de sa carrière aux côtés de son co-pilote Riadh Ben Mlouka. Les moyens financiers ne leur ont pas rendu la vie facile. Pire « Il y a même un sponsor qui nous a verbalement promis une somme déjà dérisoire mais qui s’est par la suite rétracté » affirme Slim.
La participation de cet équipage tunisien aura coûté la bagatelle de 40 000dt tout compris. « C’est normal d’atteindre un chiffre pareil. Il faut payer les frais d’engagement, la location du matériel de navigation, 1000dt de licence par équipage et 5000dt pour l’assistance » Et les sponsors ? « Ils couvrent à peine le tiers de ces dépenses. C’est loin d’être suffisant » |
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Slim Ghazaï participera à son 2ème Rallye de Tunisie |
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Pourtant Slim Ghazaï dit avoir tout fait pour ne pas se retrouver dans une situation aussi précaire. Il est frustré à cause de la réticence des sponsors qui sont souvent des grosses boites. « J’ai déposé pas moins de 35 dossiers. Je n’ai eu que trois retours » A qui la faute ? « Tout le système est fautif. Les sponsors ne croient pas aux sports mécaniques. De plus, ils demandent un retour sur investissement. C’est tout à fait légitime. Les pilotes tunisiens n’étant pas assez médiatisés, les sponsors n’ont souvent pas pour leur argent. Ils rejettent nos demandes »
Et la responsabilité des pilotes ? Dépité, Slim répond à voix basse « Il faut que certains honorent leur contrat de sponsoring. Sinon ils portent préjudice à leurs collègues »
Slim affirme « Une publicité sur une voiture de course est beaucoup plus visible qu’une enseigne sur un trottoir. Sponsors, soyez moins radins » |
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Slim Ghazaï et son co-pilote Riadh Ben Mlouka |
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Le NACT ? « Il fait pas mal de choses pour le sport automobile tunisien. Mais il doit être plus à l’écoute des pilotes » précise Slim qui, embarrassé, devient diplomate « Y a-t-il les bonnes personnes aux bons postes dans la NACT ? Je n’ai élu personne » Et le bénévolat ? « Proprement dit, il n’existe pas. Les membres ne sont certes pas payés pour les activités qu’ils font mais ils sont récompensés autrement »
La relation avec les médias n’est pas au mieux. Slim Ghazaï dénonce le favoritisme de certains « Les plus connus d’entre nous n’ont pas besoin de sur médiatisation. Il n’y a pas que trois pilotes tunisiens » Il lance un appel à tous les journalistes « Nous demandons à être plus encadrés »
Ce mordu du sport automobile, investit temps et argent pour subvenir aux besoins d’une passion très coûteuse. Pour conclure cette rencontre fort sympathique, Slim adresse un message aux autorités compétentes « Pour la survie de ce sport, pour que les passionnés talentueux qui n’ont pas tous les moyens ne jettent pas l’éponge, il faut au moins exonérer les voitures de courses, ainsi que leurs pièces détachées de toutes les taxes douanières »
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| Selim Slimi |
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